Street, tu me manques

La photo de rue me manquent terriblement… J’ai pu, courant février, sortir une heure, au cœur du vieux quartier financier de Bordeaux, Mériadeck, et renouer avec ce style photographique.

Le rituel

Avant tout, un peu de musique.
S’isoler, prendre du recul, se transformer en observateur invisible.

Maintenant, je suis prêt pour commencer mon exploration.
Arpenter les rues, coins et recoins, à la recherche d’un cadre, un décors, une lumière.

Lorsque tout est en place, je passe en visée écran.

Debout, accoudé à un mur, assis sur un banc ou une murette, boitier à la main, je retiens mon souffle et attend qu’il se passe quelque chose dans mon cadre.

Cette position, l’œil qui n’est pas dans le viseur, m’offre une grande discrétion et n’attire pas le regard des passants. J’ai l’air de quelqu’un qui regarde ses photos sur son appareil mais pas d’un street photographer à l’affût.

Côté matos

Niveau matériel, la discrétion s’impose aussi.

Un boitier Canon EOS 5D Mark III monté avec un Voigtländer 20mm f/3.5 Color Skopar SL II (voir mon article sur cet objectif ici).

Focale fixe à mise au point manuelle.
Dimensions réduites: environ 5 cm de diamètre et moins de 5 cm pour l’épaisseur.

Un must de qualité et de discrétion.

Dans le cas où cette focale s’avèrerait trop courte, j’ai, en secours, un Fujifilm X100F (voir mon article sur l’utilisation de ce petit boitier ici). Son utilisation s’avère aussi intéressante lorsque je recherche encore plus de discrétion, comme dans le tramway, par exemple.

Confiné

Ce retour à la rue a été de courte durée…
Confinement oblige, exit la photo de rue…
Cela sera probablement une des premières choses que je ferai à la fin du confinement.
De la photo de rue. Et le visage de celles-ci risque d’avoir bien changé…
A suivre…

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