FUJI X100F

Retour d’expérience sur le compact APS-C expert.

Après plus de 3 ans de bons et loyaux services, il est largement temps de faire le bilan.

J’expliquais il y a peu, dans l’article Petit Boitier, Esprit léger, ce qui m’avait amené à choisir ce boitier en second couteau.

Au final, aujourd’hui, hormis dans un cadre professionnel, cet appareil occupe une place prépondérante dans ma vie photographique.

Maroc – Sidi Ifni – Fuji X100F – ISO 200 – F5,6 – 1/480s

Le Baroudeur

Il s’affirma notamment lors d’un voyage sur la côte atlantique du Maroc (Maroc Road Trip). Les trois quart des photos du séjour provenant du Fuji X100F. Dans ce pays, les gens n’aimant pas spécialement être photographiés, la discrétion du Fuji était un atout de poids et m’a permis de dégainer à de nombreuses reprises sans être remarqué. Le canon 5D Mark III prenait le relais seulement hors des villes.

Maroc – Sidi Ifni – Fuji X100F – ISO 200 – F5,6 – 1/150s
Maroc – Taghazout – Fuji X100F – ISO 640 – F5,6 – 1/300s

En fait, il était de la partie pour tous les week-end, voyages, sorties où je ne voulais ou ne pouvais pas m’encombrer. Les vols low-cost avec peu de bagages, les randonnées, le ski, mais aussi tous ces moments à plusieurs où la photo n’est au programme et où les autres personnes n’ont pas envie d’attendre quelqu’un qui va chercher son boitier au fond de son sac, changer éventuellement d’objectif, etc. En gros, ne pas être le boulet de la bande! Une focale, peu de réglages (les plus importants à portée de doigt), un boitier dans la poche ou dans la main et très vite, on prends des automatismes. Une inspiration photographique? On se place rapidement au bon endroit, on cadre parfois presque à la volée et… clic clac…Fuji!

Corse – Gorges de Restonica – ISO 200 – F4 – 1/500s
Majorque – ISO 640 – F5,6 – 1/400
Majorque – ISO 200 – F4 – 1/400
Tignes – ISO 320 – F13 – 1/300
Val Thorens – Glacier de Chavière – ISO 250 – F8 – 1/2400

Du raw au Jpg

Fuji avait la réputation de sortir des Jpeg de grande qualité et certains se targuaient de ne plus passer désormais par le Raw. Ceci peut-être grâce à particularité de Fujifilm de proposer des simulations de films argentique comme la Velvia, Provia et d’autres.

Personnellement, je n’ai pas été convaincu et préfère rester maitre de mon rendu en post-production. Éventuellement, pour le Noir et Blanc, depuis l’apparition du profil Acros, il est possible, moyennant quelques ajustements, de sortir des choses intéressantes en Jpg direct. Pour le reste, je ne veux pas me poser de questions, au moment de déclencher, sur le choix du profil colorimétrique ou de la balance des blancs. Ouverture, sensibilité, cadrage, Point!

L’exemple ci-dessous illustre bien mes propos

Fujifilm – X100F – Jpg Provia
Fujifilm – X100F – Developpement Camera Raw – Nik Software Sharpener Pro 3 – Color Efex

Je ne sais pas vous, mais perso, je préfère largement ma version, plus punchy, et une balance des blancs qui tends moins vers le vert. Les ombres sont aussi légèrement débouchées, et je récupère du détail à droite de l’histogramme (les plumes des volailles notamment).

Alors, tant pis pour la perte de temps, mais je considère de toute manière que le développement numérique d’un Raw fait parti de la démarche photographique. En effet, le Jpg direct est au numérique ce que le polaroïd est à l’argentique. En gros, au temps de la pellicule, hormis avec la photo instantanée, on travaillait aussi à partir du brut, qui était la pellicule.

Et le viseur?

Le viseur hybride, alliant optique (télémétrique) ou électronique, avait été un argument de poids. Il s’avère que je n’utilise finalement que l’électronique pour lequel le black out n’est, dans cette version, plus un handicap. Celui du X100V a encore dû être amélioré, probablement au niveau de la latence, de la fréquence de rafraichissement et de la définition, améliorant encore le confort de visualisation.

L’optique

Lumineuse et plutot qualitative, sans être exceptionnelle, elle fait le job. Plutôt molle à pleine ouverture, on gagne sensiblement en piqué au centre dès f/4, puis au dessus, sans toutefois obtenir une homogénéité parfaite sur toute l’image. Mais sur la version X100V, l’optique a été revue pour probablement obtenir une qualité encore plus respectable.

On achète ou pas?

Vous l’aurez compris, ma réponse est sans appel: 2 fois plutôt qu’une!

En second boitier, ou même comme principal si votre pratique du portrait vous intéresse un peu moins.

Pour un premier boitier, même si les menus ne sont pas toujours très intuitifs, l’accès aux commandes principales via des molettes (ouverture, sensibilité, programmes, correction de l’exposition) devrait vous garantir une prise en main rapide. La focale fixe vous apprendra de suite à vous déplacer plutôt qu’à zoomer.

L’autonomie, faible comparé à un reflex, est suffisante si vous n’êtes pas un déclencheur compulsif. Au pire, équipez-vous d’un second bloc.

On lui trouvera toujours des défauts, comme pour tout boitier, mais malgré tout, peut-être que comme pour moi, il sera parfait pour vous!

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