Photographier en argentique

Pour beaucoup, en 2015, faire un retour vers la photographie argentique n’a pas plus de sens que de retourner vivre dans une maison sans eau et sans électricité. Les raisons sont tellement évidentes qu’il est nullement besoin de les rappeler. Aujourd’hui, même la qualité des images n’est plus un argument recevable. En effet, un bon plein format numérique sera d’une qualité au moins identique au film 24×36, pour peu que l’on travaille en RAW.

pont chaban
 
 
 

Pour le plaisir du grain argentique et d’un noir et blanc authentique.

Je n’ai pourtant pas résisté à me plonger dans ce qu’il reste de la photo analogique. Pour le plaisir du grain argentique et d’un noir et blanc authentique. Pour découvrir ses photos bien après avoir déclenché. Pour prendre le temps de réfléchir au cadrage, à la composition et en exposant précisément avant de déclencher. Ces contraintes forcent à une rigueur que l’on a du mal à s’infliger en numérique. C’est un reflex Canon EOS5 des années 2000, chargé d’un célèbre film Kodak Tri-X 400 qui a accompagné mon numérique pendant quelques mois. Les 36 poses terminées, je confiais le film à un photographe bordelais puis scannais les négatifs avec un Nikon 5000 V ED. Quelques échantillons entre le pont Chaban de Bordeaux et les bords de seine en passant par quelques portraits d’enfants:

Tri-X-400 portrait
Tri-X-400-2
TriX400-2

Le bilan:

Même si la numérisation des négatifs en fait une pratique hybride, la photo argentique garde cette âme qu’à mon gout le numérique n’a pas su trouver. Tant en terme de rendu que dans la pratique. Mais, en ce qui me concerne, la qualité du 24×36 ne vaut peut être pas la peine. C’est peut-être vers le moyen format qu’il faut se tourner.
à suivre…

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